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 Christabel Heats | Burning bright

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Christabel Heats

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Age : 29
Nombre de messages : 44
Date d'inscription : 19/01/2010

BEHIND THE MIROR
Histoire et cie
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Relations
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MessageSujet: Christabel Heats | Burning bright   Mar 19 Jan - 21:54

Citation :

    Christabel

    Heats

    18 ans

    Drôle, violente, créative, insolente, perturbée.

    En 3ème année à Duchesne.

    Habite au Dakota Building, au coin de la 72nd St, 6ème étage, appartement 20.

    Fille de Liam et Amy Heats, décédés. Sous la tutelle de Kear et Diana Leyhann, maire et première dame de New-York.

    A hérité de la fortune de ses parents, mais n'y aura accès qu'à ses 21 ans. En attendant, son oncle et sa tante versent sur son compte 600$ par mois.

    Selon la dernière rumeur, elle serait une dangereuse meurtière. Christabel aurait elle-même tué sa famille pour accaparer l'héritage. Lorsque la police l'a suspectée, elle s'en serait sortie en payant quelqu'un pour lui fournir un alibi. Et puis, le fait qu'elle soit arrivée à Duchesne le lendemain du meurtre d'Imogen donne à penser...




    More you see and less you know...


o1 • Raconte-nous ton dernier chagrin d'amour.

Heathrow Airport, London, Great Britain :
Une jeune rouquine était assise sur ses nombreuses valises dans la queue du quai d'enregistrement, a destination de New-York, Etats-Unis. La capuche de son sweat était tirée sur ses yeux, son menton serré était coincé sur ses genoux. A ses côtés, un homme sombre en costume se tenait debout, raide, les mains dans les poches, les lèvres serrées.
_Je te paries que son père a refusé de lui acheter des cigarettes. murmura à sa femme Toni Melguitti, au bout de la file voisine, à destination de Milan, Italie.
_N'importe quoi chéri! Il est trop jeune pour être son père!
_Son beau-père alors.
_Moi je dirais plutôt que c'est son grand... d'accord, très grand frère, et qu'ils se sont...
_C'est son petit ami.
Une anglaise quadragènaire qui était au bras de son mari devant les Melguittis s'était retournée et avait coupé la parole de l'Italienne. C'est son petit ami et il a huit ans de plus qu'elle!
_Margaret je t'en prie! Ce ne sont pas nos affaires.
siffla Fredrick à sa femme. Il ne supportait pas le goût prononcé de sa femme pour les ragots, surtout lorsqu'ils touchaient à une histoire aussi sordide. Toni et Giu Melguittis échangèrent un regard amusé.
_Mais quelle coïncidence Madame, j'ai justement huit ans de plus que mon mari! Margaret se retourna vers la jeune Italienne, et lui murmura d'un air mysterieux.
_Mais vous, vous n'avez pas tué ni votre soeur ni vos parents!
_Pardon?! s'exclamèrent les Melguittis en se tournant vers l'adolescente, invisible sous sa capuche rouge. Le jeune homme, lui, semblait avoir entendu leur surprise et leur lanca un regard noir qu'ils s'empressèrent d'éviter. Quelques secondes plus tard, il se retourna pour se baisser vers la jeune fille (qui lui tourna le dos) et Margaret s'empressa de poursuivre son récit.
_Il y a deux semaines dans la nuit, neuf personnes ont été retrouvées mortes dans un hotel de luxe de Mayfair, intoxiquées au buthane, parmis lequelles un membre du gouvernement, Liam Heats, sa femme et sa plus jeune fille. La veille, l'aînée, Margaret fit un signe de tête vers l'adolescente, s'était disputée avec la mère...
_A propos de quoi?
_De lui...
Margaret fit un deuxième signe de tête dans la même direction. L' homme était accroupi près de l'adolescente et essaya de la prendre dans ses bras en lui murmurant quelque chose, mais celle-ci le repoussa violemment.
_C'est Carl Wright, le fils et l'assistant du PDG de HSBC. Ils sortaient ensemble depuis trois mois et Mr Heats s'en est aperçu. Sa mère lui a dit qu'il comptait la déshériter si elle ne quittait pas Carl Wright, et la famille était morte le lendemain...
_Et comment savent-il que...
commenca Toni, euh... comment s'appelle-t-elle déjà?
_Heats... Christabel Heats.
_Que c'est Christabel Heats la coupable. A-t-on trouvé des preuves?
_Outre le motif flagrant, son alibi est douteux... Elle serait allée passer la nuit chez Carl Wright, apparemment, elle voulait fuguer,mais...

Des éclats de voix coupèrent les murmures de Margaret. A quelques mètres, la dite Christabel Heats s'était dressée et avait violemment frappé Carl dans l'estomac. Sa capuche s'était renversée et son visage était à découvert, ses joues roses et humides, ses yeux bleus rougis lancaient des éclairs. Carl avait fait trois pas en arrière pour rétablir son équilibre.
_Le bonjour à ton oncle et à ta tante... dit-il d'une voix rauque avant de s'éloigner à grand pas.
_C'est ça! Tires-toi, connard! lui hurla Christabel de sa voix brisée par les sanglots.
Tremblante de rage, elle passa sa manche sous son nez et se rassit sur ses valises. Le silence qui était soudain tombé sur les files de passagers s'estompa peu à peu. L'adolescente avait rabattu sa capuche sur ses cheveux roux, tiré de sa poche son iPhone et enfoncé ses écouteurs dans ses oreilles. Aveugle et sourde, elle essayait de noyer ses pensées. Il était comme tout les autres finalement. Comme les policiers qui étaient venus l'arrêtée à Cervantes, comme toutes ses amies qui ne lui adressaient plus la parole, comme tous les élèves qui lui lancaient des regards en coins, comme le journaliste du Times qui avait reporté toutes ces suspitions aux anglais. Lui non plus ne croyait pas à son innocence. Sinon il ne refuserait pas de venir la voir à New-York. Il avait peur...
Lorsqu'elle releva sa capuche, Christabel était au J.F.K. International Airport de New-York, cherchant sa tante et son oncle du regard. Une femme brune, qui ne ressemblait en rien à tante Leyhann, lui faisait coucou de la main avec un grand sourire... Ils ne s'étaient même pas déplacés en personne...


o2 • Quelle est la personne qui t'es le plus chère au monde ?

The Dorchesters, Park Loan, London
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, Christabel mis un certain temps à comprendre ce qui l'avait réveillée. La nuit était encore noire au-dessus de Hyde Park, et son réveil indiquait 3.04 A.M. Puis des sanglots parvinrent à son oreille. Des sanglots étouffés, lointains, mais qu'elle connaissait bien. En trois battements de scils non démaquillés, Christabel était totalement réveillée et passait déjà à la porte de sa chambre.
_Isabel!
Elle ouvrit la porte de la chambre de sa petite soeur avec une telle violence que lorsqu'elle claqua contre le mur,Christabel était déjà auprès de sa soeur. Isabel était assise dans son lit, la couverture jusqu'au menton, ses yeux brillants éclairés par la lumière des lampadaires qui filtraient à travers ses rideaux.
_Dis-moi ce qu'il y a, Isabella. lui demanda Christabel en la prenant contre elle. C'était comme ça qu'elles se surnommaient l'une l'autre, à l'italienne.
_Y a un monstre derrière ma fenêtre. bougonna Isabel dans les bras de sa grande soeur. Celle-ci porta son regard vers les rideaux jaunes de la chambre contre lesquels les branches des arbres de Park Loan faisaient des ombres chinoises... de grandes mains noires aux doigts squelettiques et crochus tentaient en vain d'ouvrir la fenêtre.
_Où ça? Je ne vois rien...
_Là!
perca le sanglot suraigu de sa petite soeur, pointant un petit index vers les silhouettes fantomatiques. Christabel pris l'air serieux et menacant qu'elle réservait aux garçons de la classe de sa soeur...
_Je vais aller voir. Isabel serra la main de sa grande soeur jusqu'à ce que son bras ne puisse plus la suivre. Elle avait trop peur de sortir de son lit. Ne laissant que ses yeux dépasser de sa couette, elle regarda Christabel s'approcher des rideaux sur la pointe des pieds, son coeur battant de plus en plus vite alors que les doigts de sa grande soeur s'approchait des plis de tissu. Isabel ne put retenir une exclamation de frayeur lorsque Christabel ouvrit les rideaux d'un coup sec. Alors qu'Isabel poussait un soupir de soulagement, Christabel haussa les épaules et échangea un regard avec sa petite soeur avant de glisser de l'autre côté des tentures jaunes. Isabel vit alors l'ombre de sa soeur effleurée par les longues mains inhumaines et pousser une exclamation lorsque l'une d'entre elles la toucha. Elle allait se mettre à hurler de terreur, à appeler à l'aide pour sauver sa grande soeur lorsqu'elle se rendit compte que cette dernière hurlait de rire. Elle s'exclaffait, se pliait en deux, se tortillait, éclatait de rire...
_Qu'est-ce qu'il se passe? demanda Isabel qui fut elle aussi prise d'une soudaine envie de rire.
_Les mains me chatouhouhouillent... HI HI HI!!!! C'est ahaffreux! HA HA !
Tout sourire, Isabel sauta hors de son lit et courru jusqu'à sa soeur, de l'autre côté des rideaux. Eblouie par la lumières des lampadaires, elle ne voyait rien, mais sentait des doigts lui pincer le cou, la taile, les épaules...
_Ah non!!! Ha ha harrêtez!!! Non!!! Haaa ha ha!
_Qu'est-ce qu'il se passe ?

Christabel arrêta soudain de chatouiller sa petite soeur pour passer sa tête entre les rideaux. Elle le redoutait. C'était sa mère, droite dans l'encadrement de la porte, les poings sur sa taille encore si fine à son âge.
_Isabel a fait un cauchemar, maman... Désolée de vous avoir réveillés. Encore souriante mais tout aussi appréhensive, Christabel pris la main de sa soeur et la tira hors de derrière les rideaux, vers son lit.
_C'est les arbres du parc qui veulent nous chatouiller maman, c'est pour ça...
Amy Heats échangea un regard avec sa grande fille. Son visage s'adoucit soudain. Sa fille avait beau être trop gatée, insolente et irresponsable, elle devenait soudain une jeune adulte avec sa petite soeur. Isabel faisait ressortir tout ce qu'il avait de mieux chez Christabel...
_Bon, puisque c'est réglé, tout le monde au lit. Vous avez école demain... Toutes les deux. Christabel présenta son sourire le plus innocent au ton appuyé de sa mère. Elle l'échappait belle cette fois-ci. Elle laissa Isabel lui faire le plus bruyant des bisoux sur le tympan et sussura un très timide "bonne nuit maman" avant d'aller elle-même se coucher.

Dakota, 72nd Street, New-York City
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, Christabel mis un certain temps à comprendre ce qui l'avait réveillée. La nuit était encore noire au-dessus de Central Park, et son réveil indiquait 4.36 A.M. Puis des sanglots parvinrent à son oreille. Des sanglots étouffés, lointains, mais qu'elle connaissait bien. En trois battements de scils non démaquillés, Christabel était dressée dans son lit, ses yeux écarquillés de terreur.
_Isabel!!!
Le silence régnait dans son appartement. Au dehors, il n'y avait que le son des voitures des premiers New-Yorkais à partir au travail... Il n'y avait personne d'autre qu'elle dans la pièce...
_Christabel...
_AAAAARGH!!!!!
La jeune femme avait poussé un hurlement de terreur et s'était jetée hors de son lit se plaquer contre le mur le plus éloigné possible de la voix qui l'avait appelée... Elle réalisa alors qu'elle était nue, et que ce n'était que le jeune homme qu'elle avait rencontré la veille au Spirit's mais dont elle ne se rappelait plus le nom qui l'avait appelée.
_Mais ça va pas de hurler comme ça?... Qu'est-ce qui te prend!
_Rien... Rien, je... Tu n'as rien entendu?
_Tu veux dire... En dehors de toi en train de péter un cable?
_Oh laisse tomber!
fit-elle en se dirigeant vers une porte sur sa droite. J'ai du rêver.
Christabel alluma la salle de bain et fit couler de l'eau dans le lavabo.
_Mais qu'est-ce que tu fais? demanda monsieur elle-ne-savait-qui dans son lit.
_Ca va, deux secondes... Christabel ferma le robinet, pris un peu d'eau tiède dans la paume de ses mains pâles et s 'en aspergea le visage. Le contact de la serviette chaude sur sa peau finit de la détendre...
_Chris! Tu reviens te coucher?...
_Ouais, ouais... J'arrive...

Lorsqu'elle éteignit la lumière au-dessus du lavabo, l'empreinte d'une petite main finit de disparaître sur la glace sans que Christabel ne s'en apercoive...

o3 • Être garce, tu aimes ?

Cervantes Institute, Eaton Square, London
Vi', Roxane, Hope et Christabel étaient assises sur leur habituel banc de King's Road, sous l'érable, à côté du portail de Cervantes. Vi', la reine de l'élite Londonienne et la plus dangereuse des quatre était assise au centre, sa salade de Ebury's sur ses genoux blancs, ses longs cheveux de jais ondulant harmonieusement jusqu'à ses reins, ses iris d'un bleu électrique suivant les garçons qui sortaient de St Peter's, sur Chester Square, en face. Un tout particulièrement...
_Alors Vi'... demanda Hope, au bout du banc, par-dessus l'épaule de Christabel. Tu as recollé les morceaux avec Ten?
Vi' ne répondit pas immédiatement. Ten, que l'on appelait ainsi à cause de la première lettre de son prénom (Ten, c'est quand même moins ringuard que Xavier, non?) était LE bon parti de St Peter's. Il était loin d'être aussi canon qu'Adam, mais il était aussi beaucoup plus intelligent et beaucoup plus charismatique. Tout aussi seducteur que gentleman, il était déclaré chasse guardée de Vi' depuis la 6ème... et les flèches de Vi' étaient encore plus redoutables que celle de Cupidon.
_Vi'?... insista Roxane, voyant que sa meilleure amie (ou ennemie, selon la position des astres et du kamasutra) ne répondait pas. Christabel, elle, restait plongée dans son thé Jenny Lo's. Vi' ne quittait pas Ten du regard. Le jeune homme arborait un sourire mesquin alors que ses amis éclataient de rire. Son regard croisa alors celui de son ex. La reine de Londre était encadrée de ses dames d'honneur : Roxane, la dangereuse fidèle aux boucles sauvages, Hope, au soyeux cheveux d'or, et Christabel... Ten fuilla immédiatement le regard de Vi'.
_Il me le cache, mais il y en a une autre... dit cette dernière avec le mauvais présage d'une tempête qui se profile à l'horizon. Son regard plein de foudres ne quittant pas celui qu'elle persistait à concidérer comme son futur mari, elle n'apercu ni le regard soudain inquiet de Roxane, ni l'interêt spontanné de Hope pour l'état de sa manucure... Christabel, elle, restait plongée dans son thé Jenny Lo's...
_Et tu as une idée de qui ce pourrait-être? demanda Roxane en se tournant vers la Reine des Glaces, plus communément connue comme la Reine des Garces, ne pouvant contrôler le timbre de sa voix qui était soudain monté d'un ton. Derrière le profil de Vi', Roxane cherchait désespérément dans le visage de Christabel un signe rassurant de dénégation, un quelconque indice de loyauté. Elle voulait qu'elle lui fasse comprendre qu'elle n'avait rien dit, comme elle l'avait promis, quelques jours plus tôt. Car quelques jours plus tôt, la rouquine avait par mégarde sauver la virginité de Roxane, contre son gré, en la surprenant en plein préliminaires dans les placards du matériel de sport... avec Ten... Et maintenantChristabel restait plongée dans son thé Jenny Lo's...
_Oh mon dieu... Tu as une idée de qui ce pourrait-être... interpréta Hope du silence de Vi' encore plus menaçant qu'un coup de tonerre. La jeune blonde fusilla Christabel du regard, sa respiration d'un seul coup saccadée. Elle avait promis. Lundi dernier, Christabel lui avait promis de tenir sa langue. Car Lundi dernier, la rouquine les avait interrompus au moment crucial, dans la limousine de Ten. Hope avait reconnu sa chevelure rouge à travers la buée, et l'avait entendue frappé à la vitre de la voiture en toute impunité en demandant à parler à l'élève de St Peter's... en privé... alors qu'ils étaient en train de baiser... Et Ten avait accepté... Et maintenant Christabel l'avait vendue... Et Christabel restait plongée dans son thé Jenny Lo's...
_Christabel... commenca Vi' sans se tourner vers sa voisine de gauche. Sa voix était aussi inquiétante que celle d'un nazi sur le point de démasquer un juif. Tu n'as rien à dire?
Pour Roxane et Hope, la trahison était trop insultante.
_Mais alors... TOI AUSSI TU AS COUCHE AVEC TEN! s'exclamèrent les deux demoiselles en même temps, avant de se dévisager l'une l'autre. La moitié de Eaton Square était tourné vers elles. Tour à tour, l'incompréhension, puis l'incrédulité, puis la rage se succedèrent sur les visages de porcelaine des deux jeunes femmes. Christabel sortit enfin de son thé Jenny Lo's, ses yeux pétillants de rire.
_Tu sais bien que non Vi'...
Et laissant la seconde guerre des roses éclater autour d'elle, Christabel se leva et alla rejoindre les garçons de St Peter's. Son sourire espiègle répondait à la faussette rieuse de Ten...
_Elles ont raison... dit-il par-dessus les diverses menaces et malédictions proférées dans leur dos. Tu nous avait promis de tenir ta langue.
_Ah, mais moi je n'ai pas ouvert la bouche! Je buvais mon thé.
répondit la rouquine en désignant sa boisson chaude. Elles se sont démasquées toutes seules...
_Dans ce cas, il faut que j'honore ma part du marché...
poursuivit Ten en se tournant vers un de ses camarades. Christabel, je te présente Andrew Springfield. Andrew, c'est Christabel Heats... Celle qui vient de mettre fin aux Quatres Fantastiques... Ten lanca un regard ironique, emprun d'un léger regret, au trois jeunes filles qui semblaient sur le point d'en venir aux mains. Dans son dos, les regards que s'échangaient Christabel et Andrew auraient put mettre le feu à tout Eaton Square. Une chance qu'ils soient en hiver...

o4 •Plutôt hamburger ou sole sur lit de beurre blanc ?

Grosvernor Place, London
Les cours de la matinée de Cervantes étaient finis, et Christabel longeait la grille des jardins du Buckingham Palace vers Park Loan, où était son hotêl. Elle avait invité Vi', Hope et Roxane dans son appartement pour un après-midi briefing. La mission du jour : l'attentat qu'elles mèneraient bientôt contre Ten. Sur le coup, Christabel avait été amusée de voir ses trois amies s'écorcher vives pour un mec, mais très vite, la solitude commenca à l'ennuyer. Hope et Roxane ne lui avaient plus adressé la parole, car bien que Christabel avait tenu sa promesse, elles lui reprochaient l'humiliation publique subie le mois dernier. Quant à Vi', la rouquine avait beau être la seule de ses suivantes à ne pas avoir été la maîtresse du prince régeant, elle l'avait trompée en lui cachant la vérité. A la sortie du cours de Français, Christabel était venue la chercher, puis elle avait réunies Roxane et Hope au portail de Cervantes. Le regard machiavélique et complice de la jeune femme les avaient interpellées. Très créative, Christabel trouvait toujours de nouveaux moyens de vous surprendre, pas toujours dans le bon sens du terme. Après être allée chercher des hamburger à Mango Tree's, bien moins crades que ceux de McDonald's, elles se dirigeaient maintenant toutes les quatre vers Dorchester... dans un silence pesant.
_Je ne comprends toujours pas pourquoi tu veux te venger de Ten. finit par lacher Hope, qui marchait avec Roxane derrière Vi' et Chris. Tu es bien la seule qu'il n'a pas trompée que je sache...
Christabel ne prit pas la peine de répondre. Il n'y avait que Hope pour poser une telle question. Elle n'avait jamais eut une réelle estime de sa réputation. Ce n'était pas le cas ni pour Vi' ni pour Roxane. Chacune était aussi fière que l'autre, ce pourquoi elles n'avaient pu se résoudre à rendre les armes. Elles avaient beau tomber un peu plus bas à chaque coup porté à son ennemie, aucune ne cesserait tant que l'autre ne reposerait pas anéhantie à ses pieds. Mais elles devaient se rendre à l'évidence, Christabel avait eut le temps de commencer, de vivre et de commencer à finir son histoire avec Adam Springfield sans qu'aucune d'entre elles n'ai ressu la moindre invitation à sortir... Ten avait annihilé leur réputation. Elles allaient annihiler Ten...
Mais soudain, alors que les Quatre Fantastiques allaient passer sous l'Arcade de Piccadilly, Christabel s'arrêta net, son hamburger à hauteur de menton. Contre un des pilliers de l'Arcade, Andrew Springfield, encore considéré comme son petit ami par la majorité des élèves de Cervantes et St Peter's, avait sur les genoux les longues jambes fines d'une indienne de Red Lion's School, l'école publique de Waverton... Vi', Roxane et Hope l'apercurent à leur tour, et reportèrent un regard appréhensif sur Christabel. Ses yeux se mirent à briller intensément, comme si elle allait se mettre à pleurer, mais ses lèvres, elles, s'étirèrent en un rictus de rage. Roxane et Hope se regardèrent, et Vi' croisa le regard d'Adam, de l'autre côté de la route, qui fronça les sourcils...

_Trois... Deux... Un...
Bien qu'il n'avait pu entendre Vi', l'élève de St Peter's compris subitement. Alors que Christabel s'élancait, Adam jeta les jambes de l'indienne sans manières et pris ses jambes à son cou.
_VAS-Y CHRIS!!!! hurla Hope par-dessus les crissements des pneus des voitures qui frennaient brutalement pour ne pas écraser la rousse en uniforme d'école. Voir Christabel Heats casser la figure de quelqu'un était toujours une sacrée marrade. Elle était connue pour ses coups dans toute la jeunesse dorée de Londre, et elle avait même un casier judiciaire pour coups et blessures à Mr. Lings, le professeur d'histoire pervert. Adam avait l'air au fait de ce casier, car à présent, St Peter's et Cervantes jouaient au chat et à la souris autour des pilliers de l'Arcade de Piccadilly. Les trois spectatrices hurlèrent de rire lorsque le visage d'Adam apparu derrière l'un des pilliers et que Christabel lui envoya son hamburger en pleine poire. Le jeune homme tomba en arrière et atterit sur les fesses, recouvert de feuilles de salades, de sauce au soja et de blanc de poulet...
_Du hamburger?... fit-il, tout aussi dégouté que soulagé.
_Ben ouais! répliqua Christabel. C'est pas assez bien pour toi? T'aurais préféré d'la sole sur un lit de beurre blanc?

Parlons des choses qui fâchent... et qui nous intéressent !!
o5 • T'as déjà eu des trous noirs ?


The Red Lion Pub, Bleecker Street, Manhattan, New-York
Comme tous les soirs au Red Lion, l'ambiance était au rendez-vous. Le groupe de la soirée jouait un peu trop fort, mais il suffisait que les gens parlent un peu plus haut pour pouvoir s'entendre. Une adolescente aux cheveux rouges entra pleine d'entrain et s'installa sur un tabouret à une table haute. On ne lui demanda pas son âge. Christabel paraissait toujours plus agée qu'elle n'était. Elle commanda un Pina Colada et écouta le groupe jouer en attendant son cocktail. Du haut des très nombreuses leçons de musique que son père lui avait payées, elle pouvait juger qu'ils n'étaient pas très bons. Certains accords sonnaient faux, et le bassiste manquait cruellement du sens du rythme...
_Je croyais que tu ne buvais jamais au même endroit deux soirs de suite?
Christabel hésita un instant, mais de toute évidence, c'était à elle qu'on s'adressait. Se retournant, elle découvrit un jeune homme aux allures hispaniques, aux cheveux bouclés et aux joues duvetées, qui l'observait avec des yeux espiègles... et qu'elle ne connaissait absolument pas.
_Oh, et bien... Je...
_Comme je te sais trop fière pour l'avouer, je ferais comme si je ne m'en doutais pas...
commença-t-il avant de prendre un ton chantant en faisant tourner son index devant le nez de la jeune fille, comme s'il était en train de la viser avec une arme. Mais tu ne pouvais pas résister à la tentation après tout ce que je t'ai fait hier soir...
Christabel ne parvint pas à répondre. Elle était trop occupée à se creuser les méninges pour se rappeler qu'est-ce qu'il lui avait fait exactement...
_Mmmh ne t'inquiètes pas Bella. La fierté rends les femmes plus belles. Je vais te chercher un verre... Et lui déposant un baiser sur le nez, il disparu en direction du bar.
Christabel resta perplexe, à essayer de retracer le sentier flou de la soirée passée. Elle se souvenait plus ou moins d'un groupe jazzy et de quelques blue lagoons, et c'était tout. Elle avait été particulièrement chamboulée car l'ascenceur était tombé en panne alors qu'elle descendait au rez-de-chaussée. Les boutons des étages s'étaient tour à tour allumés par paire, le deux et le quatre, puis le zéro et le neuf, puis le zéro et le neuf encore une fois. Le 24/09/09. Le jour où sa famille avait été retrouvée morte. Puis l'ascenceur avait descendu trois étages d'un coup, avant de se remettre en marche et de la déposer au rez-de-chaussée comme si rien d'anormal ne c'était passé... Oui, elle avait passé une particulièrelent mauvaise soirée hier soir, se dit Christabel en se retournant vers le groupe.

_Alors! Super soirée hier soir, hein?
Christabel ne put retenir un air interloqué. Il était aussi jeune qu'elle, blond avec une délicieuse faussette au menton, et tout aussi inconnu que... que l'autre inconnu...
_Tu as l'air surpris de me voir Chris. Ah oui... Je sais, je t'ai dis que je ne buvais jamais au même endroit deux soirs de suite. Mais tu vois... Il s'approcha de sa tempe et lui murmura dans le cou. Après hier soir, je n'ai tout simplement pas pu résister à la tentation...
Christabel sourit de son mieux. Justement, elle aprécierait vraiment de se rappeler d'hier soir, puisqu'ils étaient apparemment deux à avoir trouver ça irrésistible. Un silence gênant pris alors place, si l'on pouvait parler de silence dans un bar aussi animé que le Red Lion. Le portable de Christabel mit fin à la torture. Le sortant de sa poche, elle découvrit un appel entrant d'un numéro inconnu...
_Vas-y décroche, je vais te chercher un verre...
_Merci...
fit Christabel en envisageant d'en profiter pour changer de table, s'il y en avait encore une de libre... Allo?
_Salut Christabel... Je t'ai manqué?
_C'est qui?
demanda-t-elle en devinant une voix masculine dans le brouhaha du bar.
_Luca.
_Ah!
répondit Christabel sans conviction. Elle ne connaissait aucun Luca, mis à part Luca Scott, mais il habitait à Tree Hill, et il était très improbable que ce soit lui au téléphone, maintenant, là tout de suite...
_Tu sais, rouquine, je n'arrête pas de penser à toi depuis hier soir...
Christabel tirait une tête qui aurait sans aucun doute tué sa petite soeur de rire. Elle aurait vraiment, vraiment aimé se rappeler de ce qui c'était passé ce fameux hier soir...
_Mon coeur? Le téléphone contre l'oreille, Christabel se retourna vers l'homme chauve légèrement en surpoids qui l'avait appelée ainsi. D'accord, là, ça devenait réellement inquiétant...
_Euh, écoutez... commença-t-elle, au bord de la crise de panique.
_Ton Pina Colada. Ah oui! Ouf, c'était juste le serveur...

Spoiler:
 


Dernière édition par Christabel Heats le Sam 23 Jan - 17:41, édité 24 fois
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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Mar 19 Jan - 21:54

o6 • Encore vierge ? [ hot ]

66 Queensway, London
Carl Wright était rentré chez lui particulièrement tard ce soir là. Même pour un vampire, la journée avait été toute aussi longue que désagréable et c'était un véritable soulagement que de se retrouver dans sa maison, modeste mais élégante, que l'on disait plus enviable que le 10 Downing Street. Se débarassant de sa veste et de sa cravate, il s'approcha de la fenêtre de sa chambre et tenta inconsciemment de reconnaître dans la nuée des lumières de Londre l'autre côté de Hyde Park. Alors que le Sang-Bleu révisait déjà mentalement le programme de la journée à venir, ses intermédiaires humains préparait son repas à base de viande rouge. Sa soif était aiguisée, il n'avait vu aucune de ses familières la nuit dernière, faute de temps. Et sans doute faute de goût aussi. Ses dernières semaines, le sang d'Evy et de Juliet ne lui convenait plus. Ils lui paraissaient fades et insipides. Depuis qu'il avait rencontré la jeune fille de Mr Heats au dîner de charité que Mrs Heats avait organisé, ses narines cherchait en permanence une trace de son odeur sans qu'il ne s'en rende compte, en persevant parfois une effluve lorsque le vent soufflait de l'est sur Hyde Park jusqu'à sa fenêtre, où que son chauffeur passait par Park Loan pour l'emmener jusqu'à son lieu de travail. C'était un vendredi soir. La jeune élève de Cervantes était en week-end. C'était particulièrement indécent et illogique pour lui de sortir avec une adolescente, pensa Carl en sortant son portable et en cherchant la lettre C dans son répertoire, mais il ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher. Il avait beau être agé, être expérimenté, être membre du Conclave des vampires, mais lorsque Christabel se mettait en colère, lorsque son sang battait avec tant de force dans ses artères, il était aussi peu maître de lui-même qu'un jeune vampire en plein Illuminata. Aussitôt qu'elle décrocha, Carl regretta de l'avoir appelée...
_J'suis à dix mètres de chez toi. dit-elle à toute allure avant de racrocher. Sa voix tremblante était superflue pour qu'il comprenne que Christabel était dans un état de rage avancée : il avait beau être au téléphone, il avait entendu son coeur battre aussi distinctement que si elle avait été juste à ses côtés. Quelques minutes plus tard, on sonna à la porte et Sally introduisit l' adolescente aux cheveux rouges dans sa chambre.
_Miss Heats, Monsieur. C'est à peine s'il entendit les mots de son intermédiaire tant le poul de Christabel était fort. La jeune fille ne lui adressa pas un regard, ne lui accorda pas un geste. Jetant son sac à travers la pièce sur le lit du vampire, elle parcouru deux fois la pièce sur sa longueur, le teint aussi vif que sa chevelure, respirant profondément... Carl restait immobile près de la fenêtre, faciné par la jeune fille, appréhensif de lui-même...
_Il sait... Carl cru l'entendre prononcer ses mots, mais il n'en était pas sûr. Il essayait tant d'ignorer les battements du coeur de Christabel qu'il n'entendait plus qu'eux. Il sait pour nous.... Mon père sait...
Il fallait à tout prix qu'elle se calme, ou il n'allait pas tarder à enffreindre la règle même qu'il était chargé de faire respecter parmis ses semblables. Carl s'approcha de Christabel, avec la prestence d'une statue grecque qui se mettrait par magie en mouvement, fit deux pas vers elle, l'enveloppa dans ses bras et maintaint ses lèvres contre son front brulant. Le vampire ordonnait à chacun de ses membres de rester immobile, d'être sourd à leur instinct et de rester de marbre. Ses mains avaient interdiction d'effleurer sa nuque, ou de la soulever par la taille, sa bouche avait interdiction de quitter son front. L'élève de Cervantes, elle, se sentit soudain prisonnière d'une caverne implacable, irrévocable, mais protectrice. Les yeux fermés, les bras le long du corps, elle se rendit soudain compte qu'elle était à bout de souffle et tenta de reprendre sa respiration. Pendant cinq minutes qui semblèrent cinq jours, la situation resta figée. Puis Carl la teint par les épaules à bout de bras et plongea son regard noir dans les iris d'eau de son obsession.
_Il me raye de son testament si... si...
Carl était soudainement incapable de penser. Sur la joue droite de Christabel, une larme venait de tomber. Avant même qu'il ne s'en rende compte, il avait glissé ses doigts dans les mèches coquelicot et avait déposé ses lèvres sur la joue humide de Christabel. Et en une fraction de seconde, s'en était fini. Il était en train de l'embrasser. Ses lèvres étaient un délicieux avant-gout de ses veines. Carl les embrassa avec plus d'ardeur.
Christabel s'était figée. Ses doigts sur les mains de Carl, elle ne savait trop pourquoi, il tremblait. Sa respiration était aussi puissante que lui, et elle sentait son torse se presser contre elle au rythme de ses soupirs. Les chevilles de l'adolescente rencontrèrent soudain quelque chose de dur, et Carl bascula avec elle.
Il avait sentit Christabel se crisper légèrement lorsqu'elle se fit mal aux jambes contre son lit, ce qui lui parut une bonne occasion pour retirer ses chaussures Burberry, caresser ses chevilles tout le long de ses jambes blanches jusqu'à sa jupe.
Christabel perdait tout contrôle. Le moindre effleurement des doigts de Carl la faisait violemment frissoner, le moindre contact de ses lèvres la faisait soupirer, la moindre morsure de ses dents la faisait crier de plaisir. Ses pensées divaguaient complètement. Elle pensait au poids de son corps sur le sien, au son des vagues sur les plages de galets françaises où elle allait chaque été, au souffle puissant de Carl sur son cou humide, au ciel étoilé de son dernier anniversaire, aux draps de soie qui s'emmêlaient autour de leurs jambes, aux rideaux qu'ils avaient oublié de tirer, à la porte qu'ils n'avaient pas vérouillé, au premier orgasme qu'elle avait...


***

Christabel fut réveillée par le soleil qui éclairait directement son visage, sans rideau pour l'arrêter. Elle entendit la poignée de la porte cliqueter et se redressa subitement, tirant les draps sur sa poitrine. Carl était debout, entièrement nu et incroyablement sexy, les doigts sur le verrou de la serrure...
_Mieux vaut tard que jamais... dit-il en souriant, posant un genou sur le lit et s'étirant pour l'embrasser. Christabel ne put retenir une exclamation de douleur lorsqu'elle sentit ses doigts caresser son cou. Y passant sa propre main, elle cru y sentir une légère cicatrice...
_C'est de ma faute, je suis désolé. dit Carl sans qu'elle n'ai eut à poser la moindre question. Mes suçons sont toujours un peu sanglants. Christabel lui adressa un sourire encore un peu timide en frottant son cou.
Carl repris sa place à côté d'elle, s'allongeant dans son dos, enserrant son ventre de son bras musclé.

_Alors? murmura-t-il sans ses cheveux. C'était comment pour une première fois? Christabel allait répondre, lorsque son téléphone portable sonna. Du coin de l'oeil, elle regarda l'heure. Elle était en retard pour son rendez-vous shopping avec Vi'...
_Merde! murmura-t-elle juste avant de décrocher.
_Mademoiselle Heats?
_Euh... Oui?
Ce n'était définitivement pas la voix de Vi'. C'était une voix grave, profonde, qu'elle ne connaissait absolument pas.
Dans son dos, Carl était véxé qu'elle ai fait passé son coup de fil avant sa réponse, ce qui ne l'empêchait pas de lui caresser doucement le dos pour lui rappeler de raccrocher rapidement. Sous ses doigts, le vampire sentit le poul de sa nouvelle familière changer radicalement...

_Christabel... Ca va? La rouquine lui fit un geste brusque pour lui indiquer de se taire. Un soupir terrorisé s'échapa soudain de ses lèvres, et Christabel se précipita à la fenêtre, complètement insouciante du fait qu'elle était nue à la portée du moindre passant qui léverait le regard au premier étage. Carl s'empressa de l'enrouler d'un des draps du lit, en lui demandant merde, qu'est-ce qu'il se passait.
_C'est Isabel... C'est mes parents.
Dans la fenêtre, Carl pouvait voir le reflet desepéré de Christabel, qui portait son regard en direction de l'hotêl où elle vivait. Des sirènes de police et d'ambulance leur arrivait depuis l'autre côté de Hyde Park...
_Ils sont morts...

o7 •Un truc à trois, ça te tente ?

Bleecker Street Tavern, Manhattan, New-York
Assise au bar, Christabel regardait son reflet dans les couleurs rougeâtres de son Sex on the Beach sans accorder la moindre attention à Thomas, qu'elle avait rencontré environ quinze minutes plus tôt. Christabel était en proie au dilemme qui la rongeait tout les soirs, et chaque soirs, ce dilemme l'énervait un peu plus. Un "dernier verre" ou pas? Depuis qu'elle était arrivée à New-York, la nouvelle élève de Duchesne avait pris la sale habitude de ramener quelqu'un dans l'appartement que lui payaient son oncle et sa tante tous les soirs. Peu importe qui c'était, ce qui comptait c'était qu'elle n'y dorme pas seule. Peut-être était-ce le traumatisme d'avoir perdu sa famille et ses amies en quelques jours, peut-être qu'elle perdait la tête, mais chaque nuit était un calvaire pour Christabel. Chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle se mettait à faire des cauchemars, à rêver que l'air l'étouffait, ou qu'Isabel l'appelait à l'aide sans qu'elle ne puisse l'atteindre, et parfois, elle rêvait qu'elle rêvait ces affreuses situations jusqu'à ce qu'elle se réveille réellement. Ou peut-être que le cauchemar continuait hors de son sommeil, après tout... Christabel était souvent proie à des crises de panique, à des terreurs nocturnes, qui disparaissaient subitement lorsque quelqu'un lui tenait chaud dans son lit.
Sauf que cette dernière semaine, Christabel se renvoyait une bien piètre image d'elle-même. Elle était comme toute ces filles qu'elle détestait tant et qui n'avaient aucun respect d'elles-même. Car même si elle n'en avait pas l'air, Christabel était très croyante et si l'idée de rester vierge jusqu'au mariage lui paraissait incroyablement stupide, elle n'aimait pas non plus l'idée de prêter son corps à n'importe qui se présentait à sa porte. Aussi la rouquine avait-elle tenté de se reprendre en main et de ne plus coucher qu'avec une personne avec qui cela signifierait réellement quelque chose... Comme Carl par exemple. Mais Carl n'était pas là. Il avait dit qu'il ne viendrait pas la voir à New-York. Dieu que ce Thomas était lourd! Mais elle avait besoin de quelqu'un. Cela faisait deux nuits qu'elle n'avait pu dormir pendant plus de deux heures. Il fallait qu'elle dorme... Et ce Thomas qui la réveillait chaque fois qu'elle fermait les yeux un peu trop longtemps. Il tenait vraiment à tirer son coup celui-là!

_Dis-moi Thomas. Ca te tente un coup à trois? Thomas hésita. D'habitude, ce n'était pas vraiment sur ce ton-là qu'on lui proposait ce genre de chose. Mais Christabel avait l'air du genre directe, brutale, et ça, il adorait...
_Euh... ouais. Ouais, ça me tente...
_Génial! Un, deux, trois.
Et Christabel lui envoya son poing dans la figure, envoyant le pauvre Thomas par terre.
Christabel fut immédiatement jetée hors du bar, mais qu'est-ce que ça lui faisait? Ce n'étaient pas les bars qui manquaient sur Bleecker Street...


o8 • Qui aimerais-tu le plus te taper à Duchesne ?

Duchesne School, Upper East-Side, Manhattan
La classe de troisième année de Duchesne venait de finir sa deuxième heure de sport et se changeait à présent dans les vestiaires du gymnase réservé aux élèves de l'école. Les pottins s'échangeaient, les invitations aux ventes privées également, on jugeait à l'oeil de la qualité des esthéticiennes et des diéthéticiens, de la marque de la petite lingerie et parfois, des tatouages... En tant que nouvelle, la rose que Christabel avait sur le poignet était le sujet de toute les discussions. Mais étrangement, personne ne lui adressa la parole. On parlait d'elle, plus ou moins ouvertement, plus ou moins respectueusement, mais certainement pas directement. Christabel s'amusa à faire comme ci de rien n'était, et elle excellait dans ce domaine-là. Il ne s'agissait pas du comportement typique où l'on se renferme sur soi en faisant la sourde oreille et en tirant la gueule. Non, il s'agissait de l'insupportable sourire bienveillant adressé aux colporteuses, aux regards tout aussi préjudicieux et découverts que les ragots dits à haute voix, à la fausse innocence provocante et fière. Christabel laissa son regard traîné vers la cellulite précoce d'une jeune fille qui la disait fausse-rousse. Elle jugea également de la peau irritée par le rasoir d'une brunette qui n'avait de toute évidence pas de quoi se payer une bonne esthéticienne. Une voix affirmant les tatouages comme une marque de manque d'hygiène appartenait à une fille dont le bronzage de l'été dernier commencait à tourner, malgré les tonnes d'auto-bronzant de mauvaise qualité... Non loin d'elle, une longue chevelure rousse attira son regard. Elle était tellement longue qu'on ne pouvait distinguer la présence ou l'absence de sous-vêtements. Christabel se surppris elle-même à se genre de pensées. Détournant son regard un moment, elle ne put s'empêcher de le reporter sur l'autre rouquine. Sa peau de lait était parsemée de délicate tâches de rousseurs, ses jambes étaient longues et fines, sans être maigres ni longilignes. Elles avaient l'air tendres, délicates, infiniment douces... Christabel se demanda soudain ce qui ne tournait pas rond dans sa tête et reporta son attention sur le sac dans lequel elle rangeait ses vêtements de sports. Mais après tout, qui avait dit que les idées devaient tourner rond et pas en étoiles?

o9 •Le lendemain d'une soirée très arrosée tu te retrouves dans le lit d'un inconnu. Elle arrive alors, avec un petit-déjeuner sur un plateau, un grand sourire aux lèvres : c'est un véritable laideron. Tu fais quoi ?

Inconnu, Inconnu, New York City
Une affreuse odeur forca Christabel à ouvrir les yeux. Sa tête était l'équivalent de l'enclume contre laquelle Héphaïstos forgeait les foudres de Zeus. Tient d'ailleurs, il était devant lui. Héphaïstos. A moins que ce ne soit qu'un vulgaire mortel à la laideur digne d'entrer dans l'Odyssée.
_Bonjour, la Belle au Bois Dormant... On se réveille ou il te faut un baiser du Prince Charmant?
Il n'était pas très clair à l'esprit embrouillé de Christabel si l'affreuse odeur venait du plateau que le "Prince Charmant" tenait ou bien s'il s'agissait de son haleine du matin...
_Si je t'embrasse tu te transforme en prince, c'est ça?
Mettant la comparaison à un crapaud sur le compte de la gueule de bois, le Prince Pas Du Tout Si Charmant Que Ca pausa au pied du lit son plateau et se pencha pour embrasser sa Dulcinée... qui se mit à vomir à ses pieds. Il y en avait plein la couette, plein la moquette et plein le plateau...
_Eeeeh... Je crois que je vais appeler le service de chambre...
_C'est ça, fait donc Prince de Mes Deux...

C'est incroyable la motivation qu'un thon peut vous donner pour vous lever et vous habiller en moins de trois minutes le matin...

1o •Qui est ton fantasme ?

Dakota, 72nd Street, New York City
Lorsque Christabel ouvrit les yeux, une magnifique et étrange lumière provenait par la fenêtre de Central Park. Une douce odeur de chèvrefeuille enveloppait la pièce et un corps chaud et harmonieux était contre son dos. Christabel se retourna et se retrouva inondée dans une mer de boucles rousses au milieu de laquelle se trouvait un sourire en cerise et des yeux à la menthe.
_Bonjours Delilah... Tu as bien dor...
Christabel se réveilla soudain en sursaut. Son premier réflexe fut de se retourner vers le second oreiller de son lit... vide. Christabel eut un soupir de soulagement... et de nostalgie aussi, un peu... La rouquine regarda son réveil. Elle avait encore une demi-heure avant qu'il ne se mette à sonner. Peut-être pourrait-elle se rendormir?


Dernière édition par Christabel Heats le Lun 25 Jan - 21:37, édité 27 fois
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Ezechiel Wainwright
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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Mar 19 Jan - 22:09



    BIENVENUE

    J'adore le début !!! (x
    Hâte de voir la suite ! (:


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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Mar 19 Jan - 22:39

Merci! I love you

Elle arrive! Tout de suite après la pub!

(Faut que j'aille me nourrir... Wink )
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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Mar 19 Jan - 22:57

Welcooome !
Waouw j'adore, tout tout tout ! Merci de ton inscription, et j'ai hâte pour la suite !
Il nous faut absolument un lien aussi (:

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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Mer 20 Jan - 0:45

Ezechiel Wainwright a écrit:


    BIENVENUE

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    Hâte de voir la suite ! (:

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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Mer 20 Jan - 0:49

& Charlotte te souhaite une BIENVENUE !
& Elle veux un lien avec toi, elle l'exige même.

* C'est bon, je sors *
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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Mer 20 Jan - 1:41

Merci beaucoup! I love you I love you I love you Chapitre n°2 publié.

Charlotte, si je peux me permettre, tu devrais utiliser le "nous" royal... king

Pour les liens, il faut réserver les billets aux lieux de vente habituels (distribution soumise à condition dans la réserve des stock disponibles... *SBAFF!*)
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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Mer 20 Jan - 1:46



    Christabel Heats a écrit:
    Merci beaucoup! I love you I love you I love you Chapitre n°2 publié.

    Charlotte, si je peux me permettre, tu devrais utiliser le "nous" royal... king

    Pour les liens, il faut réserver les billets aux lieux de vente habituels (distribution soumise à condition dans la réserve des stock disponibles... *SBAFF!*)

    Toi je t'aimes déjà, tu as au moins autant de modestie que moi ! (x

    En plus Ashlee quoi (surtout qu'elle est encore plus magnifique teinte en rousse) ! ♥️

    EDIT; en plus j'adore ce que t'écris. *____*


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    pourvu qu'on le dise avec mystère;
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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Jeu 21 Jan - 21:20

Bienvenue demoiselle.
Je vais répéter ce que tout le monde à dit, mais on s'en fout (pas vrai). >.<
Donc TRÈÈÈÈS BON CHOIX d'avatar! Surtout Ashlee en rousse I love you
(Vive les rousses!)
Et j'ADOOORE comment tu écris (:
D'ailleurs je te validerais bien tout de suite.
Mais je vais me retenir. On dira sinon que je fait
du favoritisme héhé gros doué


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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Jeu 21 Jan - 21:41

Dear D&D (Wow, Shocked go and pronouce this one correctly!)

Merci beaucoup à toute les deux! J'ai toujours peur qu'on ne comprenne pas ce que j'écris, donc je suis super contente que ça vous plaise.

Delilah, quand j'ai lu "En plus Ashlee quoi (surtout qu'elle est encore plus magnifique teinte en rousse) ! ♥️" j'ai eu très envie de répondre "De même pour Lily Cole" juste pour être gentille Twisted Evil Mais faire des gentillesses à la Sorcière de Duchesne (with a big **s... faut vraiment que j'arrête les blagues) dès son arrivée, c'est dangereux...

Dawn : "Je vais répéter ce que tout le monde à dit, mais on s'en fout (pas vrai). " Ouais, on s'en fout complètement! (Christabel, tu as le droit d'être aimable tu sais... Oh mais ça va, t'es pas ma mère!) Mais tu sait que ceux qui se retiennent meurent prématurément? On le dit partout maintenant : retenez vous avec modération...

Encore un grand merci à toute les deux. Plus que cinq questions à faire... Courage!
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Dawn L. Felton
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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Jeu 21 Jan - 21:57

Courage Jolie Christabel.
Je voulais aussi rajouter:
IL NOUS FAUT UN LIIIIIEN (Nom d'un chien! Ca c'était juste pour la rime xD)

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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Ven 22 Jan - 21:29

Alors Dawn, je suis désolée mais tout est complet. Mais bon, comme c'est toi, je vais m'entretenir avec le responsable pour voir si je peux négocier des prolongations... C'est vraiment parce que c'est toi! I love you

Bon! Fiche terminée!
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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Sam 23 Jan - 0:31

Waouw, fiche parfaite ! Very Happy
Tu es validée chère amie ♥️

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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Sam 23 Jan - 0:56

Yepeeeeeeeee!

Merci Hailey respect
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MessageSujet: Re: Christabel Heats | Burning bright   Sam 23 Jan - 15:10

Wouhou ! très impressionnant je n'avais jamais lu une fiche comme la tienne !
Il nous faudra ABSOLUMENT un lien Smile
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